Un premier trimestre est passé, quelques réflexions sur le marché des agences

29 mars 2009Actualité(93)Earthpics(50)Cinéma(31)Twitter(44)Web-tech(56)Apple(41)Web 2.0(108)Facebook(38)Iphone(35)ActualitéNetworkingBuzz(53)
D'habitude quand j'écris une note, j'ai un titre en tête que je mets en premier avant même d'écrire. Souvent celui ci me sert de fil rouge me permettant de garder toujours un angle plus ou moins cohérent. Aujourd'hui je n'ai pas encore de titre au moment où j'écris ces lignes. Je vais parler de ce qui se passe aujourd'hui dans notre petit milieu des prestataires et agences dites interactives, digitales ou sociales. Ces dernières semaines je n'ai pas trop eu le temps de poster sur ce blog car j'étais, comme beaucoup d'entre nous je l'espère, un peu "sous  l'eau". Les signes d'un marché toujours bien actif pour moi. Si j'ajoute à ces observations personnelles, les très nombreux échanges avec les patrons d'autres agences (communication interactive, webagency, design, technique...) que je fréquente et après maintenant un trimestre de passer, les indicateurs généraux sur notre année 2009 commencent à devenir de plus en plus nets. Après un excellent mois de janvier (suivant un exceptionnel mois de décembre), un très bon mois de février et un mois de mars plus difficile, on note que les projets repartent, que les planning de rendez vous sont à nouveau bien remplis et que tout le monde (clients, employés, employeurs) commence à retrouver un peu le sourire. On pourrait peut être assimiler cela à la clôture des comptes du mois de mars qui donnent à nos clients les possibilités de développer leurs projets pour expliquer cette petite reprise.  Mais s'il y a bien quelque chose qui est indiscutable et qui continuera à mon avis c'est la relative difficulté de vendre "vite" et "cher". Aujourd'hui nos clients prennent en effet le temps de la réflexion. Il n'arrive presque plus qu'un projet classique soit gagné "en 5 minutes". Nous nous devons de faire nos preuves et pendant de (très/trop ?) longues phases d'avante vente. Les clients ne veulent (peuvent ?) pas (plus ?) se tromper. Deux types de scénarios existent : soit le client vous connait et vous propose de travailler sur un projet en incluant une phase d'initialisation et de conseil cadrant la chose sans vendre dans un premier temps la totalité dudit projet, soit le client ne vous connait pas et axe autant sa réflexion sur la réponse à son projet que sur les références de l'agence susceptible d'être retenue en se renseignant à droit et à gauche. La confiance est le point commun à ces deux possibilités. En ces temps incertains vu le contexte international, il n'y a pas d'autres refuges que d'avoir confiance en une agence avec laquelle vous avez un passé. Cela vient renforcer l'idée, toujours par ces temps de crise, qu'il est aussi plus "charitable" de faire marcher aussi ceux que l'on aime bien (et qui travaille bien aussi) leur permettant de passer l'année 2009 le plus solidement possible. L'autre paramêtre à prendre en compte aussi ce sont les obligations administratives qui se sont elles aussi allourdies. Les contrats, les modalités de paiement, les paiements eux mêmes sont devenus des moments en effet longs de négociations et parfois douloureux. Il n'y a plus un dossier qui n'implique pas des ralentissements ou des lourdeurs face au projet au point de vue administratif. Si on mixe tout cela on s'aperçoit que le portrait robot des agences qui réussiront cette année seront celles qui auront le meilleur réseau amicalo-professionnelle et celles qui auront assez de trésorerie pour passer les vacances d'été. Sans l'un et l'autre il y aura pas mal de surprises d'ici la fin de l'année. Un modèle hybride existe aussi et consiste à faire des partenariats forts ou des GIE si nécessaire pour répondre ensemble à de beaux appels d'offre. En gardant une obssession pour la qualité générale du travail accompli et aussi dans la livraison à la date souhaitée et fixée par le client, les agences qui se sortiront sans besoin de financement extérieur, achat partiel ou total ou bien même d'un début de cessation d'activité seront aussi celles qui auront tiré les leçons des crises passées et qui auront allégé au maximum leurs charges fixes sans qu'il y ait de conséquences sur les livraisons quotidiennes. J'espère ainsi que nous serons beaucoup à nous féliciter d'avoir passé une année 2009 splendide au niveau business. Publicité